Pascal, pourriez-vous vous présenter en quelques mots ?
Le métier du revêtement et du carrelage est une tradition chez les Stoppa. Titulaire d’une maîtrise fédérale, je m’occupe depuis 1981 de l’entreprise fondée par mon père en 1971. J’ai cependant une vision moins entrepreneuriale; avec 4 collaborateurs, j’ai opté pour une structure légère et privilégie les missions faisant intervenir la créativité et les matériaux d’exception.

Membre du GGE, vous êtes aussi expert officiel auprès de l’association suisse du carrelage (ASC) et de la FMB. En quoi cela consiste-il ?
Je suis le seul expert genevois agréé par l’Association suisse du carrelage à Genève et j’officie dans toute la Suisse romande. Je suis mandaté par des particuliers ou des professionnels lors de litiges portant sur la réalisation d’un ouvrage. Lorsqu’une expertise est diligentée, je me rends sur le site, où j’ai un entretien avec le plaignant. Je procède à l’évaluation des travaux en question. Dans mon analyse, je me base sur les normes de la profession et sur mon expérience pratique de 30 ans.
Je rédige ensuite un rapport factuel. Mon rôle va de l’expertise purement technique aux recommandations de circonstance.

Comment êtes-vous devenu expert ?
Il faut avoir une maitrise fédérale et être actif dans le métier. L’Association suisse du carrelage possède un programme spécifique pour nous former; nous sommes d’ailleurs une des seules corporations disposant de ce type de formation. Tous les deux ans, nous bénéficions de cours de mise à niveau.

La perception de vos confrères ?
Je suis du sérail et la majorité des carreleurs me connaissent en tant que confère. A cet égard, ils comprennent parfaitement mon rôle et mon engagement, qui ont pour but la valorisation de notre métier. Je ne prends jamais en compte l’entreprise incriminée, mais uniquement le travail réalisé et les doléances du plaignant. Je défends les règles de l’art.

Le marché actuel ?
Le marché genevois du carrelage est encombré, ce qui amène à une érosion des prix souvent préjudiciable à la qualité. Les politiques salariales des grands acteurs de la place ont poussé de nombreux professionnels vers l’indépendance, avec pour conséquence un durcissement de la compétition.

Pourquoi avoir adhéré au GGE ?
Pour sa caisse de compensation. Lorsque mon père était encore aux commandes, nous étions affiliés à la SSE. Cette caisse étant principalement occupée par le secteur de la maçonnerie, nous avons alors opté pour le GGE.
J’apprécie beaucoup la disponibilité et la compétence du GGE ; la justesse de leurs conseils fait la différence. C’est une caisse qui a une tradition de proximité avec les artisans.

Quel combat voudriez-vous que le GGE mène ?
Celui de conserver le même niveau de qualité et de fiabilité, d’année en année.
Probablement le challenge le plus exigeant pour toute organisation ou entreprise!